Seollal : le Nouvel An lunaire coréen
Seollal est l’une des fêtes les plus importantes de Corée. Célébré le premier jour du calendrier lunaire, il réunit les familles autour de rites d’hommage aux ancêtres, de salutations respectueuses aux aînés, de plats symboliques et de jeux traditionnels.
Définition
Seollal, en coréen 설날, désigne le Nouvel An lunaire coréen. Il marque le premier jour du premier mois du calendrier lunaire. Avec Chuseok, la fête des récoltes, Seollal est l’une des deux grandes fêtes traditionnelles de Corée.
La célébration s’étend traditionnellement sur trois jours : la veille, le jour même de Seollal et le lendemain. En Corée du Sud, cette période est associée à des jours fériés, à de grands déplacements familiaux et à un retour symbolique vers les origines.
Nom et prononciation
Le mot 설날 se prononce Seollal. Il est formé de 설, lié au Nouvel An, et de 날, qui signifie le jour. Dans l’usage courant, Seollal désigne donc le jour du Nouvel An lunaire.
On rencontre aussi le terme Gujeong, en coréen 구정 et en hanja 舊正, qui signifie littéralement « ancien Nouvel An ». Ce terme permet de distinguer le Nouvel An lunaire du Nouvel An solaire du 1er janvier.
L’expression la plus courante pour souhaiter la bonne année est : 새해 복 많이 받으세요, que l’on peut traduire par « Recevez beaucoup de bonheur pour la nouvelle année ».
Calendrier
La date de Seollal change chaque année dans le calendrier grégorien, car elle dépend du calendrier lunaire. Elle tombe généralement entre la fin du mois de janvier et le mois de février.
En 2026, Seollal tombe le mardi 17 février. Les jours fériés officiels en Corée du Sud s’étendent du lundi 16 au mercredi 18 février 2026.
Cette mobilité de date est essentielle pour comprendre les grandes fêtes coréennes. Comme Chuseok ou Dano, Seollal suit une logique lunaire héritée des anciens rythmes agricoles, familiaux et rituels.
Origines et sens culturel
Les origines de Seollal s’inscrivent dans une vision ancienne du temps, où le passage d’une année à l’autre n’était pas seulement une affaire de calendrier. Il s’agissait d’un moment où l’on renouvelait les liens familiaux, où l’on honorait les ancêtres et où l’on formulait des vœux de prospérité.
La fête a conservé son importance malgré les transformations de la société coréenne. Elle demeure aujourd’hui un temps de rassemblement, de déplacement et de mémoire, même lorsque les pratiques varient selon les familles, les générations et les modes de vie.